MEDICAL
Ces
pages sont réservées aux personnes dans le milieu
médical.
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ATTENTION
: Certaines images peuvent choquer ou déranger certaines
sensibilités.
Ces images sont destinées à informer le milieu
médical et avoir des réponses ou des idées
de traitements possibles. Merci à tous ceux qui nous
aideront à améliorer les soins.
La plus part des photos ont été prises avec un
téléphone mobile, d'où le manque de qualité.
VOIR
ICI LES PHOTOS et les COMMENTAIRES >
Certaines
images peuvent choquer ou déranger certaines sensibilités.
Si vous êtes mineur ou sensible, merci
de ne pas aller plus loin et de retourner au menu du site.
PRECISION
IMPORTANTE : notre activité n'est pas à
proprement parlée "médicale". Nous ne
sommes ni docteur ni infirmier. Les soins qui sont faits sont
d'ordre "domestique", comme n'importe qui pourrait
le faire dans sa famille. Nous n'utilisons aucun médicament,
sauf des traitements particuliers tels que lotion pour la gale,
antiseptique, crêmes anti-inflamatoires et crêmes
ayurvédiques (médecine indienne à base
de plantes), et autres crèmes de premiers soins.
Dans les cas graves, infectieux ou autres, nous orientons les
patients vers un médecin (dispensaire gratuit à
2km) ou vers l'hôpital de Ramnagar, juste à côté.
Certains occidentaux dans le domaine médical nous repprochent
le manque de formation ou de soins appropriés. Nous n'avons
pas le droit (!) ni les compétences pour exercer des
soins qui sont de la compétence du médecin. Nous
assurons donc et simplement les premiers soins et une aide d'urgence
ou de confort uniquement. Cela est mieux que rien du tout !
Ces photos peuvent nous aider à comprendre leurs maladies
et les soigner en conséquence si possible et les orienter
vers tel ou tel médecin spécialiste. Nous ne prétendons
pas guérir les gens mais les soulager et palier à
des infections inutiles en nettoyant les plaies sur l'instant.
Ces soins ne résolvent pas toujours les maladies chroniques
ou virales, mais sont une première étape vers
un mieux être.
UN
CONTEXTE PARTICULIER :
Nous ne voyons pas les patients tous les jours (les rencontres
sont occasionnelles dans la rue ou ils ne sont pas là
au moment où nous passons dans le quartier ou dans leur
famille). Les traitements sont donc difficiles à suivre
et donc souvent inefficaces. Par exemple pour la gale, une lotion
peut en venir à bout en 4 ou 5 jours continus. En général
on ne voit les patients qu'une fois ou deux dans la semaine.
Les prescriptions qui sont données de laver à
l'eau chaude les vêtements, la literie, de traiter toute
la famille, etc.... sont impossible à faire ici.
L'hygiène est très insuffisante bien qu'ils se
lavent tous les jours. Il faut savoir qu'ils se lavent habillés
(les hommes avec un lungi (tissus autour de la taille) ou un
slip et les femmes en sari.), chez eux ou dans la rue, ou dans
le Gange qui est un des fleuves les plus pollué au monde.
La toilette intime est quasiment inexistante pour beaucoup du
fait de se laver habiller.
L'hiver (il peut faire 03°C la nuit) l'eau est très
froide et se laver est ... particulièrement rapide !
Dans l'urgence (morsure par un chien ou cassure d'un membre)
ils vont à l'hôpital tout proche. Pour le reste,
l'accès au médecin coûte trop cher, mais
un dispensaire gratuit est juste en face du Gange. Mais ils
n'y vont pas (sauf rarement) par manque de volonté et
de laisser aller : ça passera bien un jour ! La souffrance,
même quotidienne, devient tellement banale qu'ils ne cherchent
pas à la résoudre. Par contre notre présence
leur semble vitale : parce qu'on vient à eux directement
et gratuitement. L'action est davantge de l'ordre affectif (on
s'occupe de moi personnellement) que du médical.
Peut-on en déduire qu'on les assiste ? Oui, certainement.
Mais si on ne le fait pas ils ne se prendront pas plus en charge
et les séquelles des plaies resteront à vie pour
beaucoup d'entre eux (furoncles et infections), ce qui n'aidera
pas à marier les jeunes filles ou fera des traces inesthétiques
sur le visage.
Ce passage quasi-quotidien dans ces quartiers, permet de toucher
environ plus de 5000 personnes par an, souvent les mêmes.
Des quartiers bien moins favorisés ou bidonvilles, comportent
souvent moins de cas à soigner qu'ici. Il est clair qu'il
ne s'agit pas seulement de manque d'hygiène (assez correct
dans l'ensemble) ou de manque d'argent mais plutôt d'infections
qui se propagent et se multiplient (ils dorment dans le même
lit et se passent les virus), deviennent chroniques et perdurent
sans être jamais irradiquées, faute de soins appropriés
(traitements antibiotiques). A vous de juger sur le bien fondé
de notre action. Mais ne vaut-il pas mieux un geste petit qu'une
indifférence totale ? Que chacun oeuvre là où
il se sent utile, un simple sourire est une grande guérison,
tout acte est un bienfait pour l'autre. N'est-ce pas l'essentiel
?
Pour
les personnes intéressées par les cas rencontrés
à Ramnagar, nous vous invitons à visualiser ces
quelques photos. >>

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